Prêts à découvrir que faire à Phnom Penh ? Bienvenue dans la capitale cambodgienne, une ville pleine de contrastes où le vacarme des tuk-tuks croise la sérénité des moines. Ici, passé et présent se mêlent sans cesse : les traces d’une histoire douloureuse côtoient une énergie nouvelle, débordante de vie et d’espoir.
Phnom Penh n’est pas une simple étape sur un itinéraire au Cambodge. On se souvient de ses couchers de soleil sur le Mékong, de ses marchés débordants de vie et de la gentillesse de ses habitants. Pour nous, c’est une escale essentielle pour comprendre l’âme et l’histoire du pays.
Quelle est la meilleure période pour partir ? Combien de jours rester à Phnom Penh pour vraiment s’en imprégner ? Que faire à Phnom Penh en 3 jours ? Quels sont les incontournables à Phnom Penh ?
Dans ce guide, on répond non seulement à toutes ces questions. On vous partage également tout ce qu’il faut savoir pour préparer votre visite. Sans oublier nos bonnes adresses pour se loger et nos restos préférés.
Que vous soyez de passage pour une journée ou que vous souhaitiez prendre le temps d’explorer la ville en profondeur, vous trouverez ici toutes les clés pour profiter pleinement de Phnom Penh.
Bonne lecture et bons préparatifs
Cleme & Fab
Où se trouve Phnom Penh ?
Nichée au sud-est du Cambodge, la capitale s’impose comme le cœur battant du pays. Vous découvrirez un lieu où se croisent les traditions et l’énergie d’une ville en pleine effervescence.
La cité s’étend à la jonction de trois grands fleuves, le Mékong, le Tonlé Sap et le Bassac. Ils forment ce que les Cambodgiens appellent Chaktomuk, “les quatre visages”. Ce carrefour fluvial unique a façonné l’histoire et la prospérité de Phnom Penh, autrefois surnommée la Perle de l’Asie.
Pour vous repérer :
Phnom Penh se situe à environ 300 km de Siem Reap. Et à environ 150 km de Kampot, charmante ville du sud.
C’est une étape centrale lors d’un voyage au Cambodge, un passage presque incontournable pour comprendre l’âme du pays.
Pourquoi aller à Phnom Penh ?
Avant de vous dévoiler que faire à Phnom Penh, je vais vous expliquer pourquoi la capitale cambodgienne doit figurer dans votre itinéraire au Cambodge.
Phnom Penh est une capitale animée où plus de deux millions de Cambodgiens vivent. Trop souvent vue comme une simple étape avant Siem Reap et les temples d’Angkor, elle mérite pourtant qu’on prenne le temps de la découvrir.
Entre les pavillons dorés du Palais Royal et les traces de l’époque coloniale, Phnom Penh dévoile une facette du Cambodge à la fois moderne et profondément marquée par son passé. C’est ici que l’on comprend vraiment l’histoire du pays. Je pense notamment à la visite du musée du génocide de Tuol Sleng et des Killing Fields de Choeung Ek. Des lieux essentiels pour saisir l’ampleur de la tragédie vécue sous les Khmer rouges.
Les incontournables de Phnom Penh
Que voir et que faire à Phnom Penh ?
Dans cette rubrique, je vous parle des lieux incontournables de la capitale cambodgienne.
Le Palais Royal et la Pagode d’Argent
La visite du Palais Royal à Phnom Penh est à ne pas manquer. Construit à la fin du XIXe siècle, ce complexe majestueux abrite encore aujourd’hui la résidence officielle du roi du Cambodge. Dès que l’on franchit ses portes, on quitte le tumulte de la capitale pour pénétrer dans un univers de calme, de dorures et d’élégance khmère.
Les bâtiments aux toits dorés étincelants, les jardins impeccablement entretenus et les sculptures finement travaillées témoignent du raffinement de l’art cambodgien. Ne manquez pas la Salle du Trône, impressionnante par sa hauteur et son décor somptueux, où se déroulent encore les cérémonies officielles et les couronnements.
Mais le lieu le plus fascinant du complexe reste sans doute la Pagode d’Argent (Wat Preah Keo). Pavée de plus de 5 000 dalles d’argent pur, elle abrite des trésors inestimables : le célèbre Bouddha d’émeraude (en réalité en cristal) et une statue de Bouddha en or massif incrustée de près de 10 000 diamants.
La partie résidentielle du Palais, où vit la famille royale, reste fermée au public, mais la zone ouverte à la visite suffit amplement pour admirer toute la grandeur du lieu.
INFORMATIONS PRATIQUES
– Horaires:
Le site est ouvert tous les jours, mais ferme en milieu de journée pour la pause déjeuner. Comptez généralement de 8h00 à 11h00, puis de 14h00 à 17h00.
– Tarif :
L’entrée coûte environ 10 USD.
– Durée de la visite :
Prévoyez entre 1h30 et 2h00 pour profiter pleinement du site sans vous presser.
– Tenue vestimentaire :
L’accès au Palais Royal est strictement réglementé : les épaules et les genoux doivent être couverts pour tout le monde, sans exception. Les shorts, jupes courtes et débardeurs sont interdits.
– À savoir :
Les photos sont interdites à l’intérieur des bâtiments.
-La Salle du Trône peut être fermée au public lors des cérémonies officielles.
– Notre conseil :
Arrivez tôt le matin pour éviter la chaleur et la foule et profitez de la lumière dorée qui met encore plus en valeur les toits scintillants du Palais.
Le Wat Phnom
C’est ici, au sommet de cette petite colline verdoyante, que l’histoire de Phnom Penh aurait vu le jour. La légende raconte qu’au XIVᵉ siècle, une riche veuve du nom de Daun Penh découvrit quatre statues de Bouddha dans un tronc d’arbre dérivant sur le Mékong. Touchée par ce signe, elle fit ériger une butte et y construisit un sanctuaire pour abriter les statues. De cette colline Phnom en khmer et du nom de sa fondatrice, Phnom Penh, « la colline de Penh », est née.
Aujourd’hui, le Wat Phnom à Phnom Penh est bien plus qu’un simple temple : c’est un havre de sérénité niché au cœur du tumulte de la capitale. Les habitants viennent y prier pour la chance, le succès ou la santé, tandis que les visiteurs s’y promènent pour admirer les stupas scintillants, les statues dorées et le parfum d’encens qui flotte dans l’air.
Le Monument de l’Indépendance
Impossible de rédiger un article sur « Que faire à Phnom Penh » sans évoquer le Monument de l’Indépendance !
Situé au cœur de la ville, le Monument de l’Indépendance fait partie des lieux incontournables de la capitale. Installé au milieu d’un grand rond-point, il marque l’un des événements les plus importants de l’histoire du Cambodge : la fin de la domination française et l’indépendance du pays en 1953.
Construit quelques années plus tard, en 1958, ce monument attire rapidement le regard avec son architecture inspirée des temples khmers. Sa forme rappelle celle d’un lotus et certains détails évoquent des sites anciens comme Banteay Srei. Le projet a été confié à l’architecte cambodgien Vann Molyvann, figure importante de l’architecture moderne du pays, qui a travaillé sous les directives du prince Norodom Sihanouk.
Aujourd’hui, le Monument de l’Indépendance à Phom Penh reste un lieu symbolique pour les Cambodgiens. Les grandes cérémonies nationales y sont régulièrement organisées, notamment avec des hommages officiels et l’allumage d’une flamme commémorative.
Mais en dehors des événements officiels, le quartier est aussi un lieu de passage apprécié des habitants comme des voyageurs. Beaucoup viennent s’y promener en soirée ou simplement observer l’ambiance de la ville autour du monument. À quelques pas se trouve également le mémorial dédié à Norodom Sihanouk, construit en hommage à l’ancien roi du Cambodge.
Le Musée National du Cambodge
Le Musée National du Cambodge, situé au cœur de Phnom Penh, est le plus grand et l’un des plus impressionnants du pays. Construit autour d’un patio verdoyant, il offre un bel exemple d’architecture traditionnelle khmère, tout en abritant l’une des plus grandes collections d’art khmer au monde. Ouvert partiellement au public dès 1918, le musée s’étend aujourd’hui sur 2800 m², répartis sur quatre galeries principales.
À travers ses plus de 14 000 pièces, dont environ 2 000 sont exposées, le musée retrace plus d’un millénaire d’histoire khmère. On y découvre des sculptures et objets ethnographiques des époques :
- Préhistorique (4ᵉ au 9ᵉ siècle)
- Pré-angkorienne (9ᵉ au 10ᵉ siècle)
- Angkorienne (10ᵉ au 14ᵉ siècle)
- Post-angkorienne (après le 14ᵉ siècle)
Les œuvres, en pierre, métal, bois et céramique, témoignent de l’originalité et de la maîtrise des artisans khmers. Même les pièces endommagées révèlent la richesse culturelle, religieuse et artistique du Cambodge. Ce musée est un véritable voyage dans le temps et un incontournable pour comprendre l’identité khmère.
INFOS PRATIQUES
– Horaires : Tous les jours de 8h00 à 17h00 (dernier billet à 16h30)
– Tarifs : 5 $ pour les enfants de 10 à 17 ans et 10 $ pour les adultes
– À savoir : Les photos sont interdites dans les galeries.
Que faire à Phnom Penh ? Comprendre le Cambodge à travers l’histoire des Khmers rouges
Lors d’un voyage au Cambodge, il est, à mon sens, essentiel de prendre un moment pour comprendre le passé douloureux du pays.
Visiter les lieux de mémoire n’a rien d’un tourisme macabre. C’est un acte de respect envers les victimes et une étape importante pour saisir la force et la résilience du peuple cambodgien.
À NOTER :
Ces visites sont particulièrement éprouvantes et ne sont pas adaptées aux jeunes enfants.
Le musée du génocide de Tuol Sleng (S-21)
Derrière les murs de ce bâtiment de Phnom Penh se cache l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire du pays.
Autrefois un lycée, symbole d’éducation et d’avenir, Tuol Sleng, littéralement “la colline du poison”, fut transformé en prison et centre d’interrogatoire par le régime de Pol Pot. Des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants y furent enfermés, torturés, exécutés.
Sur près de 17 000 prisonniers, seuls quelques survivants ont pu témoigner.
La visite est bouleversante. Les salles de classe ont été transformées en cellules étroites, les lits de fer témoignent encore de la souffrance des détenus et les portraits en noir et blanc des victimes tapissent les murs.
Ces visages figés dans le temps rappellent l’ampleur de la tragédie et la nécessité de ne jamais oublier.
Ce lieu, à la fois glaçant et profondément humain, pousse à la réflexion. Visiter Tuol Sleng Genocide Museum, c’est mieux comprendre le Cambodge d’aujourd’hui, mais aussi la puissance du mot résilience.
INFORMATIONS PRATIQUES
– Horaires : Ouvert tous les jours, de 8h00 à 17h00.
– Tarif : L’entrée coûte 5 USD.
– Audio guide : Il n’est pas obligatoire mais je vous le recommande fortement. Il coûte 5$.
– Durée de la visite : Prévoyez au minimum 2 heures. La visite est dense, intense et éprouvante.
Les “Killing Fields” de Choeung Ek
À une quinzaine de kilomètres de Phnom Penh, Choeung Ek également connu sous « les champs de la mort », est aujourd’hui un site paisible entouré de champs et d’arbres. Derrière cette tranquillité se cache l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire du Cambodge. C’est ici, dans ce lieu désormais connu sous le nom de “Killing Fields”, que des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants ont été exécutés sous le régime des Khmers rouges entre 1975 et 1979.
Ce qui n’était autrefois qu’un verger de longaniers s’est transformé en un immense charnier, où près de 17 000 prisonniers du centre S-21 ont trouvé la mort. Les fosses communes, aujourd’hui dégagées et protégées, témoignent de cette horreur encore difficile à concevoir.
La visite se fait dans un silence quasi religieux. L’audioguide, disponible en plusieurs langues, accompagne les visiteurs à travers le site. Il retrace les événements avec une sobriété bouleversante. Les récits, mêlant faits historiques et témoignages de survivants, rendent cette expérience à la fois profondément douloureuse et nécessaire.
Le contraste entre la sérénité du lieu et la brutalité de son histoire glace le sang. Sous les arbres, on découvre « l’arbre des enfants”, contre lequel les bourreaux achevaient les plus jeunes. Chaque pas semble peser des tonnes.
Au centre du site, un grand stupa bouddhiste s’élève, abritant plus de 8 000 crânes de victimes. Transparent, il laisse voir les ossements empilés derrière la vitre, un hommage silencieux, mais d’une puissance inouïe, à ceux qui ont péri ici.
Visiter les Killing Fields n’est pas une étape touristique comme les autres. C’est un moment de recueillement, une confrontation directe avec le passé. On en ressort le cœur lourd, mais aussi avec une compréhension plus profonde de la souffrance du peuple cambodgien et de la force de sa résilience.
INFORMATIONS PRATIQUES
– Horaires :
Le site est ouvert tous les jours, de 7h30 à 17h30.
– Tarif :
Comptez environ 6 USD par personne, audioguide inclus (indispensable pour bien comprendre l’histoire du lieu).
– Durée de la visite :
Prévoyez 1h30 environ. Le parcours audio est très bien conçu, alternant explications et moments de silence pour laisser place à l’émotion.
– À savoir avant d’y aller :
Tout comme le musée S-21, la visite peut être difficile émotionnellement. Ce lieu est avant tout un cimetière et un espace de recueillement. Une tenue décente et une attitude respectueuse sont essentielles.
– Comment se rendre aux Killing Fields depuis Phnom Penh ?
Le plus simple est de prendre les services d’un tuk-tuk. Sinon vous pouvez opter pour un « service de taxi d’une demi-journée » qui prendra en charge le trajet pour les Killing Fields et le trajet pour le musée du génocide. Une option pratique si vous souhaitez optimiser votre temps.
Assister à un Combat de Kun Khmer (Boxe Cambodgienne)
Que faire à Phnom Penh ? Envie d’une expérience locale, brute et vibrante ?
Laissez-vous happer par l’énergie envoûtante d’un combat de Kun Khmer, l’art martial traditionnel du Cambodge. Bien plus qu’un sport, c’est une fierté nationale. Un héritage transmis de génération en génération.
L’ambiance unique du ring cambodgien
Dès que vous entrez dans l’arène, l’ambiance est palpable : les percussions traditionnelles résonnent, les parieurs s’agitent, les cris du public montent à chaque coup porté. Sur le ring, deux combattants se font face, concentrés, puissants, agiles. Chaque geste est maîtrisé, chaque attaque millimétrée.
Avant le combat, place à un moment fort : le “kun kru”, une danse rituelle empreinte de respect et de symbolisme. Les boxeurs y rendent hommage à leurs maîtres et à leurs ancêtres, un rituel fascinant, à mi-chemin entre spiritualité et défi.
Le spectacle est total, brut, sincère. Pas de mise en scène, pas de faux-semblants : juste l’adrénaline pure d’un sport qui fait battre le cœur du Cambodge.
Comment assister à un combat de boxe khmer à Phnom Penh ?
Les combats ont souvent lieu le week-end dans les arènes des grandes chaînes de télévision (comme Bayon TV ou CTN) car ils sont retransmis en direct. Le plus simple est de demander à Vanna, un local passionné qui vous dévoilera les secrets de la box khmer. Vous n’avez qu’à prendre contact avec Vanna et il s’occupera de tout (transport, billets d’entrée etc…). Allez-y, vous ne le regretterez pas.
Gastronomie, street food tours et marchés
Impossible pour nous de rédiger un article avec pour intitulé que faire à Phnom Penh sans aborder le sujet « nourriture ». Être gastronome ça ne s’apprend pas, ça se vit !
Le Marché Central (Phsar Thmey)
Difficile de passer à côté de ce grand dôme jaune au cœur de Phnom Penh ! Construit par des français en 1937, le Marché Central est aujourd’hui l’un des lieux les plus vivants de la capitale.
Sous sa coupole, les bijoutiers alignent leurs vitrines, pendant que les quatre ailes du marché débordent de vie. On y trouve un peu de tout : vêtements, souvenirs, gadgets, mais aussi une partie alimentaire où les odeurs et les couleurs se mêlent.
C’est l’endroit parfait pour flâner, goûter quelques spécialités locales, acheter un petit souvenir et s’imprégner de l’ambiance de la ville. Et pour les plus curieux, il y a même des insectes grillés à tester (ou pas 😅).
Le Marché Russe (Phsar Toul Tom Poung)
Bienvenue dans le joyeux désordre du Marché Russe à Phnom Penh ! Un véritable labyrinthe où chaque allée réserve son lot de surprises. Rien à voir avec l’organisation du Marché Central : ici, on se perd, on fouille et surtout on négocie…!
Entre les étals, on tombe sur des kramas colorés, des objets en argent, des sculptures sur bois ou encore des pièces en soie. C’est aussi le spot parfait pour dénicher des vêtements issus des surplus d’usines textiles.
Street food tours, visites et street art
Lors de notre séjour, nous avons testé, non pas un, mais deux food tours. Comme toujours lorsque nous voyageons, nous testons un maximum d’activités et d’expériences afin de voir si oui ou non elles seront intégrées aux voyages au Cambodge de notre service d’aide à l’organisation / travel planer.
Je vais donc vous parler de ces deux expériences que nous avons adoooré !
– La première est une visite de la ville en tuk-tuk qui a débuté par un tour au marché. Après plusieurs spécialités, JB (notre guide) nous a raconté quelques histoires et anecdotes sur la ville et nous a montré des superbes fresques de street art !
Une belle demi-journée bien équilibrée qui nous a permis de découvrir beaucoup de choses.
Une activité à réserver les yeux fermés ! Voici le lien pour la réserver 👉 Je réserve cette expérience !
– La seconde expérience a eu lieu en soirée, un food tour authentique avec Lee notre super guide. 17h30, nous avions à peine retrouvé Lee que l’on partait déjà découvrir des petites ruelles secrètes que seuls les locaux connaissent. Pendant près de 4 heures nous avons enchaîné les dégustations : brochettes grillées, soupes, spécialités locales dont on ne retient jamais le nom, bières et boissons typiques !
Une très belle expérience qui nous a permis de découvrir de nouvelles choses.
Une activité à réserver les yeux fermés ! Voici le lien pour la réserver 👉 Je réserve cette expérience !
Que faire dans les environs de Phnom Penh ?
Que faire à Phnom Penh ? Et si vous quittiez la capitale quelques heures ou une journée pour découvrir une autre facette du Cambodge, plus calme et proche de la nature ? Voici quelques idées d’escapades :
S’évader sur l’île de la Soie (Koh Dach)
À seulement 15 km du centre-ville, Koh Dach, aussi appelée l’île de la Soie, est une parenthèse paisible sur le Mékong. Accessible en bateau ou en tuk-tuk, combiné à un petit ferry, cette île offre un visage rural inattendu si proche de la capitale.
Koh Dach est surtout connue pour son artisanat traditionnel et notamment le tissage de la soie, un savoir-faire transmis depuis des générations. On y découvre le processus complet, de l’élevage des vers à soie jusqu’à la création des étoffes colorées. Certaines familles accueillent les visiteurs dans leurs ateliers et proposent même de s’initier au tissage, une belle manière de soutenir l’artisanat local tout en vivant une expérience authentique.
Entre deux visites, on peut se balader à vélo parmi les rizières, profiter d’un repas dans une échoppe locale ou simplement observer la vie tranquille des villages au bord du fleuve.
Explorer Phnom Chisor
À environ 60 km au sud de Phnom Penh, Phnom Chisor est un site archéologique perché sur une colline, accessible après une montée d’environ 400 marches. L’ascension demande un peu d’effort, surtout sous la chaleur, mais la récompense est à la hauteur : une vue panoramique superbe sur la campagne cambodgienne et un temple du XIᵉ siècle remarquablement bien conservé.
Construit sous le règne du roi Suryavarman Ier, le temple est dédié à Shiva et Vishnu. On peut encore y admirer de belles sculptures et quelques structures anciennes entourées de sanctuaires plus récents. Depuis le sommet, la vue sur les rizières et les villages alentours vaut à elle seule le détour.
Le parc national de Kirirom
Situé à environ 90 km au sud-ouest de Phnom Penh, le parc national de Kirirom est une vaste réserve naturelle nichée dans les contreforts de la chaîne de l’Éléphant. C’est l’un des lieux favoris des Cambodgiens pour un week-end au vert.
Le parc, officiellement appelé Preah Suramarit Kossomak National Park, s’étend sur des dizaines de milliers d’hectares. On y trouve une forêt dense de pins, des cascades rafraîchissantes, et plusieurs sentiers de randonnée où il est possible d’observer des oiseaux et parfois quelques singes.
Grâce à son altitude plus élevée, Kirirom bénéficie d’un climat plus doux que la plaine de Phnom Penh, ce qui en fait une escapade idéale pour fuir la chaleur. Certains lodges et petits écolodges permettent même d’y passer la nuit, au cœur de la nature.
En résumé
Les alentours de Phnom Penh offrent une belle diversité d’expériences :
- Koh Dach pour une immersion artisanale et rurale,
- Phnom Chisor pour un voyage dans le temps,
- Kirirom pour un bol d’air frais et de nature.
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Autant vous dire que le pays n’a plus beaucoup de secrets pour nous !
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Notre avis sur Phnom Penh, la capitale cambodgienne
Vous savez désormais que faire à Phnom Penh, il est temps de vous partager notre avis objectif sur la capitale cambodgienne.
Est-ce que Phnom Penh vaut le coup ? Est-ce qu’il faut y passer plus d’une journée ?
Ce sont les questions que tout le monde se pose avant de préparer son voyage au Cambodge. Pour nous, la réponse est claire : oui, mille fois oui. Mais attention, Phnom Penh ne se découvre pas comme une autre capitale.
Ce n’est pas une ville tranquille où l’on flâne sans réfléchir. Phnom Penh est surtout connue pour ses lieux de mémoire comme les Killing Fields. Alors oui, il y a le Palais Royal, l’effervescence des marchés mais c’est surtout l’histoire du pays qui amène les voyageurs ici.
On comprend que certains hésitent à visiter les sites liés au génocide. Ce ne sont pas des lieux “incontournables” au sens classique, mais ils sont essentiels pour comprendre le Cambodge d’aujourd’hui, son histoire, sa force et la résilience de son peuple.
Et au-delà de ça, Phnom Penh est un vrai point d’ancrage dans un itinéraire au Cambodge. C’est le lien entre le sud, ses marais salants et ses plages et les temples d’Angkor au nord. Une étape intense, mais profondément humaine, qu’on vous recommande les yeux fermés.
Une chose est sûre : avec notre guide sur Phnom Penh, vous avez tout ce qu’il faut pour préparer cette étape.
Point sécurité : Est-ce que Phnom Penh est dangereux ?
Phnom Penh n’est pas une ville particulièrement dangereuse, mais comme dans la plupart des grandes capitales d’Asie du Sud-Est, il est préférable de rester vigilant. Les petits larcins, en particulier les vols à l’arraché, sont les incidents les plus fréquents, notamment dans les zones animées et touristiques comme les quais du Mékong ou les marchés.
Est-il sûr de se promener la nuit à Phnom Penh ?
Si en journée, la ville se parcourt sans inquiétude particulière, à la nuit tombée il est préférable d’éviter de marcher seul dans les rues peu éclairées ou isolées.
Laissez vos objets de valeur à l’hôtel
Gardez toujours un œil sur vos affaires ! Rangez votre téléphone et vos bijoux lorsqu’ils ne sont pas nécessaires et déposez passeports et objets de valeur dans le coffre de votre hôtel. Les vols à moto sont rapides et imprévisibles un sac porté du côté de la route est une invitation pour les voleurs.
– Personnellement je ne porte que des sacs en bandoulières ou des « sacoches », plus pratiques et moins de risque de vol.
– Vous pouvez également opter pour les ceintures cache billets ! Très pratique pour transporter de l’argent en toute discrétion.
– On garde toujours sur nous une photocopie de nos passeports et de nos cartes d’assurances voyages. Les originaux sont en sûreté dans le coffre-fort de notre chambre.
Méfiez-vous des arnaques
Fuyez les soi-disant guides improvisés ou les propositions de visites gratuites ! Elles finissent souvent dans des boutiques touristiques hors de prix.
Est-ce que Phnom Penh est une ville safe pour les femmes ?
Phnom Penh n’est pas une ville particulièrement dangereuse pour une femme, mais comme partout il faut garder vos réflexes de bon sens pour profiter pleinement de votre voyage au Cambodge.
Comment s'habiller au Cambodge quand on est une femme ?
Optez pour des vêtements confortables et aérés en coton ou en lin, vous aurez moins chaud. Même s’il n’y a aucun problème à porter des shorts, je vous recommande tout de même de prendre des pantalons larges.
Enfin, dernier conseil, pensez à toujours avoir un châle avec vous pour couvrir vos épaules et votre décolleté, au cas où vous vous sentiriez mal à l’aise avec certains regards.
Pour plus de conseils, n’hésitez pas à consulter notre article “Que mettre dans sa valise pour le Cambodge?“.
FAQ & Infos pratiques « que faire à Phnom Penh ? »
Où se promener à Phnom Penh ?
Commencez par une balade le long du quai Sisowath, où la vie s’anime au bord du Mékong entre vendeurs ambulants, moines en robe safran et couchers de soleil dorés sur le fleuve. Le week-end, ne manquez pas la rue piétonne de Chaktomuk, un lieu vivant où les familles cambodgiennes viennent se retrouver.
Pour une parenthèse plus calme, prenez le bateau direction Koh Dach, aussi appelée l’île de la Soie, et découvrez un tout autre visage de Phnom Penh : plus rural, plus apaisant.
Et bien sûr, laissez-vous porter par l’ambiance des marchés, parfait pour flâner, goûter, observer et sentir battre le cœur de la capitale.
Faut-il visiter Phnom Penh avec un guide ?
Tout dépend de ce que vous recherchez. Si vous visitez des lieux historiques comme S-21, les audioguides sont très bien faits et suffisent largement pour comprendre l’histoire du pays.
Mais si vous avez envie d’aller plus loin, de plonger dans la vie locale et de voir la ville sous un autre angle, alors un guide peut vraiment faire la différence. Il vous emmènera dans des coins que vous n’auriez peut-être jamais trouvés seul, comme l’Île de la Soie, avec ses ateliers d’artisans et son atmosphère paisible.
Si vous cherchez un guide pour visiter Phnom Pehn, je vous recommande Mr Lim.
Quand aller à Phnom Penh ?
La capitale Cambodgienne se visite toute l’année, mais la meilleure période s’étend de novembre à février, quand le temps est sec et agréable.
– De mars à mai, la chaleur devient étouffante.
– De juin à octobre, la saison des pluies offre des paysages verdoyants et une ambiance plus calme, malgré quelques averses.
N’hésitez pas à consulter notre article “Quand partir au Cambodge ?” pour tout savoir sur la météo 😊
Combien de jours rester à Phnom Penh ?
Tout dépend de votre façon de voyager, mais si vous voulez découvrir la capitale sans courir d’un site à l’autre, comptez au moins deux jours complets. Cela vous permettra de visiter les incontournables comme le Palais Royal, le musée S-21 et les Killing Fields tout en prenant le temps de souffler entre deux visites.
De notre côté, on recommande plutôt trois jours sur place. Juste ce qu’il faut pour explorer un marché local, profiter d’un street food tour à Phnom Penh et surtout, ressentir un peu l’ambiance de la ville au-delà des monuments.
Que faire à Phnom Penh en 3 jours ?
En trois jours à Phnom Penh, vous aurez largement le temps de découvrir l’essentiel de la capitale. Commencez par les grands incontournables : le Palais Royal, la Pagode d’Argent, ou encore le musée du génocide de Tuol Sleng et les Killing Fields, des lieux forts qui aident à mieux comprendre l’histoire du Cambodge.
Mais Phnom Penh, ce n’est pas que ça. Entre deux visites, prenez le temps de flâner dans les marchés locaux comme le marché central ou le marché Russe, de partir en croisière sur le Mékong au coucher du soleil, ou même de vous échapper une journée sur l’île paisible de Koh Dach. Trois jours, c’est parfait pour découvrir la capitale cambodgienne sans courir.
Comment se déplacer dans Phnom Penh ?
Ici, le tuk-tuk règne en maître ! C’est le moyen le plus pratique (et le plus agréable) pour se faufiler dans la circulation chaotique de la capitale. Mais avant de monter à bord, un petit conseil qui change tout : oubliez les négociations au hasard et utilisez une appli de VTC locale.
👉 Grab et PassApp sont les plus utilisées. Vous y réservez votre trajet, le tarif est affiché à l’avance et, bonne nouvelle, il est souvent moins cher que si vous négociez sur place.
Comment aller de Phnom Penh à Siem Reap ?
Plusieurs options s’offrent à vous :
– L’avion permet de relier Phnom Penh à Siem Reap assez rapidement.
– Le bus, plus économique et moins cher, le trajet dure environ 6 heures.
– Vous pouvez aussi opter pour une place dans un minivan partagé, (un peu plus rapide) ou louer un taxi privé (plus cher mais plus flexible).
Comment se rendre à Phnom Penh ?
Tout dépend d’où vous partez, êtes-vous déjà au Cambodge ou êtes-vous dans un autre pays ? Mais sachez que l’aéroport international de Phnom Penh (PNH) se trouve à environ 10 km du centre-ville. Il est desservi par de nombreuses compagnies asiatiques.
Comment aller de l'aéroport de Phnom Penh au centre-ville ?
Plusieurs options s’offrent à vous :
– Réserver votre transfert via votre hôtel,
– Le service de navette publique vers le centre-ville, disponible de 5h30 à 23h30,
– Prendre un taxi privé à votre arrivée à l’aéroport.
Je vous conseille de comparer les différentes options via 12Go, vous pourrez ainsi faire votre choix en toute connaissance de cause.
Nos bonnes adresses à Phnom Penh au Cambodge 🌮🍛😴
Notre article que faire à Phnom Penh touche à sa fin, il est temps de vous partager nos bonnes adresses dans la capitale cambodgienne.
Restaurants, logements, cafés, bars, tout y est 😊
Où dormir à Phnom Penh ?
Loger à Phom Penh n’est pas bien difficile, les options d’hébergements sont nombreuses. Voici nos adresses préférées :
Onederz Phnom Penh
Cette chaîne hôtelière est bien connue au Cambodge. Créée sur le style auberge de jeunesse, c’est l’endroit idéal si vous souhaitez rencontrer du monde. Vous aurez le choix entre des chambres privées ou en dortoir. La déco est simple et les chambres sont équipées du strict minimum.
STAY SWEET
Superbe petite guest house sans prétention tenue par Panha. Les chambres sont confortables, spacieuses et très propres. Il est possible de se restaurer sur place grâce au petit coffee shop.
La Chronique Hotel
Très bel hôtel à l’architecture coloniale situé dans le quartier “Chamkarmon” à Phnom Penh. L’établissement est très bien entretenu, la décoration est élégante et soignée. Les chambres sont parfaitement équipées et d’une propreté irréprochable. Dernière info, le restaurant de l’hôtel propose une cuisine absolument exquise.
The Pavilion
Magnifique boutique-hôtel niché dans un cadre incroyable ! Une véritable oasis de verdure et de tranquillité. Le bâtiment est splendide, la décoration élégante et soignée et les chambres sont très confortables. Le personnel est très attentif et attentionné. Une très belle adresse dans laquelle nous avons adoré séjourner.
Où manger à Phnom Penh ?
Il y a énormément de restaurants à Phom Penh, mais voici tout de même les adresses qui nous ont marqués.
Friends the Restaurant
S’il y a bien une adresse à ne pas manquer à Phnom Penh, c’est celle-ci. Friends the Restaurant n’est pas un simple endroit où manger, c’est un lieu qui a du sens. Derrière ses assiettes colorées, se cache un projet social porté par l’ONG Tree Alliance, qui forme des jeunes Cambodgiens issus de milieux défavorisés aux métiers de la restauration. Chaque plat est préparé avec soin et l’expérience vaut largement le détour. Les prix sont un peu plus élevés que la moyenne, mais ici on soutient une belle cause tout en se régalant et ça, c’est une bonne raison d’y aller.
Phnom Penh Three Rivers Restaurant
Nous sommes venus ici plusieurs fois et quel délice ! Nous y avons goûté le poisson et le poulet Amok, deux classiques cambodgiens préparés à la perfection : une sauce riche en saveurs, du riz en bonne quantité et des cuissons impeccables. Mention spéciale aussi pour le bœuf lok lak, tendre et relevé juste ce qu’il faut. Les prix sont très raisonnables, le service attentionné et le propriétaire adorable a pris le temps d’échanger avec nous et de partager ses conseils sur la cuisine locale.
Les stands du Marché Russe (Phsar Toul Tom Poung)
Si vous aimez les expériences locales, direction le Marché Russe ! Au milieu du labyrinthe d’échoppes, une petite zone de restauration attire les habitués dès le matin. Installez-vous sur un tabouret en plastique, commandez une soupe de nouilles fumante (Kuy Teav), quelques nems frais ou des brochettes grillées, pour à peine quelques dollars et laissez-vous porter par l’ambiance.
Où boire un café à Phnom Penh ?
Selapak coffee and Eatery, une super adresse à la déco originale. Le café y est super bon et, cerise sur le gâteau, il est possible de manger sur place.
BROWN Roastery | Sothearos, une belle adresse originale qui nous a été recommandée par nos amis expats. Les boissons y sont très bonnes, le café est incroyable et là aussi il est possible de se restaurer sur place. Seul bémol, les tarifs sont un peu élevés par rapport aux autres coffee shop de la ville.
Où boire un verre à Phnom Penh ?
Où sortir à Phnom Penh ? Ce ne sont pas les options qui manquent, voici nos coups de cœur :
Sora Skybar et HighGround Sky Bar sont deux rooftops bars très sympas. Les tarifs sont un peu « élevés » mais l’ambiance et la vue sont canons !
Si vous êtes à la recherche d’une adresse pleine de charme, alors je vous recommande le Elephant Bar : une véritable institution à Phnom Penh. Devenu célèbre notamment pour sa collection de gins et pour avoir créé le cocktail “Femme Fatale” pour Jacqueline Kennedy en 1967. Une adresse incontournable qui se devait de figurer dans notre article que faire à Phnom Penh.
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